Le brunch à volonté est un moment de plaisir assumé. Un rituel du week-end où l’on prend le temps, où l’on savoure, où l’on partage.
Dans une adresse festive et élégante comme le Solis, le brunch ne se limite pas à un buffet : c’est une expérience. Ambiance, cocktails signatures, cuisine généreuse, atmosphère solaire… tout est pensé pour transformer le repas en véritable parenthèse.
Mais entre excès alimentaires, cocktails festifs et digestion parfois difficile, l’expérience peut vite basculer si l’on ne respecte pas quelques principes simples.
La bonne nouvelle ?
La physiologie humaine est aujourd’hui très bien documentée. Les recommandations des autorités de santé et les travaux en nutrition permettent de profiter pleinement d’un brunch à volonté… sans le payer plus tard.
Voici les erreurs les plus fréquentes à éviter pour vivre un brunch festif dans les meilleures conditions.
1. Arriver complètement à jeun

Beaucoup pensent qu’il faut “garder de la place”. Problème : un jeûne prolongé augmente la sécrétion de ghréline, l’hormone de la faim.
Une étude fondatrice publiée dans The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (Cummings et al., 2001) montre que la ghréline augmente significativement après une période sans manger et stimule l’appétit au repas suivant.
Concrètement, cela favorise :
- Une prise alimentaire plus rapide
- Des choix plus riches en gras et en sucre
- Une moindre perception de la satiété
Et plus la privation est longue, plus le risque de surconsommation est élevé (Drazen & Woods, 2003, Physiology & Behavior). Voilà pourquoi nous vous recommandons plutôt un encas léger 1 à 2 heures avant le brunch (fruit + protéine légère type yaourt ou poignée d’amandes) pour stabiliser la glycémie et limiter les excès.
2. Trop charger la première assiette
Le cerveau met environ 15 à 20 minutes à intégrer les signaux de satiété. Ces signaux reposent sur l’étirement progressif de l’estomac, et l’activité des hormones digestives (dont la leptine et la cholécystokinine).
Si l’on surcharge la première assiette, on dépasse souvent ses besoins énergétiques avant même que le cerveau n’ait enregistré que l’on a assez mangé. Voilà pourquoi nous recommendons plutôt d’y aller par petites portions, de ménager des pauses de 5 à 10 minutes entre les assiettes, et de retourner au buffet uniquement si l’appétit est toujours présent.
Ce fractionnement améliore le confort digestif et réduit la sensation de lourdeur.
3. Manger trop vite
Le rythme alimentaire influence la régulation de la glycémie, la production des hormones de satiété ainsi que le le confort digestif.
Une méta-analyse publiée dans BMJ Open (2015) associe le fait de manger rapidement à un risque accru de surpoids et de troubles métaboliques. Quand on mange trop vite :
- On mastique insuffisamment
- On avale davantage d’air (ballonnements)
- Le signal de satiété arrive trop tard
Voici le rythme recommandé par les nutritionnistes :
- 20 à 30 minutes minimum pour un repas
- Poser ses couverts entre les bouchées
- 15 à 20 mastications par bouchée (La digestion commence dans la bouche : la salive contient des enzymes (amylase) qui initient la dégradation des glucides.)
4. Mal gérer l’hydratation pendant le repas

Faut-il boire en mangeant ?
Contrairement à une idée reçue, boire de l’eau pendant le repas ne perturbe pas la digestion chez une personne en bonne santé. Les gastro-entérologues confirment que l’eau ne “dilue” pas les sucs digestifs de manière significative.
Quelle quantité idéale ?
Cependant, ce n’est pas pour autant qu’il faut boire sans soif ! Boire en grande quantité peut donner une impression d’estomac trop rempli. Voici les recommandations pratiques :
- 150 à 300 ml pendant le repas
- Éviter de dépasser 500 ml pour ne pas créer une sensation excessive de lourdeur
A quelle température boire ?
Certaines études en physiologie digestive montrent que les boissons très froides (8 à 12°C) peuvent légèrement ralentir la vitesse à laquelle l’estomac transfère les aliments vers l’intestin chez les personnes sensibles.
Ce n’est pas dangereux — mais cela peut accentuer la sensation de lourdeur. On recommande plutôt que l’eau plate soit entre 15 et 22°C, et bue par petites gorgées.
5. Enchaîner les cocktails trop tôt
L’alcool est absorbé rapidement lorsque l’estomac est vide. Pourquoi ?
- Il traverse plus vite la paroi digestive
- Le pic d’alcoolémie est plus élevé
- L’effet est plus rapide
Santé Publique France recommande un maximum de 2 verres standards par jour, pas tous les jours, et surtout, jamais à jeun ! Et pour rappel, un verre standard correspond à :
- 10 cl de vin (12–13 %)
- 25 cl de bière (5 %)
- 3 cl de spiritueux (45 %)
L’OMS rappelle qu’il n’existe pas de seuil totalement sans risque : à toutes quantités, l’alcool est dangereux pour la santé.
Pour limiter la déshydratation et la fatigue post-brunch, veillez à :
- Manger avant de boire
- Alterner 1 verre d’alcool / 1 verre d’eau
- Espacer les consommations de 30 à 45 minutes
6. Accumuler plats très gras, desserts sucrés et alcool
Un brunch peut facilement combiner : Œufs, fromages, viennoiseries (riches en lipides), pancakes, pâtisseries (riches en sucres rapides) et cocktails alcoolisés. Or :
- Les graisses nécessitent un temps digestif plus long (jusqu’à 4–6 heures).
- Les sucres simples provoquent une élévation rapide de la glycémie suivie d’une baisse, ce qui peut entraîner fatigue et fringales.
- L’alcool mobilise le foie en priorité, ce qui modifie temporairement la manière dont l’organisme gère les nutriments.
L’ANSES souligne que ces combinaisons favorisent la somnolence et la surcharge digestive. Pour éviter les désagrément, voici une stratégie intelligente :
- Commencer par le salé/protéines
- Faire une pause
- Passer au sucré
- Garder les cocktails en rythme modéré
7. Ignorer la digestion
Après un repas copieux :
- Le flux sanguin augmente vers le système digestif
- La vigilance diminue
- Une fatigue peut apparaître
On parle de somnolence postprandiale, phénomène physiologique normal. Des études en médecine métabolique montrent qu’une marche légère de 10 à 15 minutes après le repas améliore la glycémie et le confort digestif.
À l’inverse, il faut éviter pour la digestion de s’allonger immédiatement et d’enchaîner cafés forts en excès.
Enfin, la recherche en neurogastroentérologie montre également que le stress altère la digestion, tandis qu’un environnement convivial active le système parasympathique — souvent appelé “rest and digest”. Donc pour bien digérer votre brunch, il est important d’être bien accompagné !
8. Oublier les fibres
L’OMS recommande au moins 25 g de fibres par jour. Les fibres :
- Ralentissent l’absorption du glucose
- Prolongent la sensation de satiété
- Favorisent un transit harmonieux
- Nourrissent le microbiote intestinal
Dans un buffet, on privilégie souvent viennoiseries, fromages et plats riches, aussi, pour équilibrer, nous recommandons d’ajouter en début de repas à vos assiettes : Fruits frais, salades, légumes, céréales complètes. Voici comment consommer assez de fibres lors de votre brunch :
- Assiette “salée” : 2 tranches de pain complet (≈ 80 g) → ~6 g , 1 bol moyen de lentilles cuites (150 g) → ~7–8 g , 1 petite carotte crue (100 g) → ~2–3 g
- Assiette « sucrée-salée” : 1 tranche de pain aux céréales (40 g) → ~3 g, 1 pomme moyenne (avec la peau) → ~3–4 g, 1 bol de fruits rouges (150 g) → ~4–5 g, 1 cuillère à soupe de graines de chia (10 g) → ~3–4 g
- Assiette « végétale » : 1 bol de pois chiches cuits (150 g) → ~7–8 g, 1 portion de brocolis cuits (150 g) → ~4–5 g, 1 petite orange → ~2–3 g
9. Surcharger en caféine

L’EFSA indique qu’un apport jusqu’à 400 mg de caféine par jour est généralement sûr pour un adulte en bonne santé.
Au-delà on s’expose à des soucis de :
- Accélération du rythme cardiaque
- Irritation gastrique
- Nervosité
Un brunch combinant espresso, cappuccino et cocktails caféinés peut rapidement approcher ce seuil. Alterner café et eau est une stratégie simple et efficace pour le bien-être de votre organisme.
10. Confondre “à volonté” et “sans limite”
Dans un brunch à volonté, une tentation subtile apparaît : “Il faut en profiter.” Et d’ailleurs, les travaux de Brian Wansink (Cornell University) montrent que la simple présence d’un buffet augmente bien la consommation de nourriture, d’un ordre de 20 à 30 %.
Cependant, le plaisir gustatif maximal diminue après les premières portions (phénomène d’habituation sensorielle). Autrement dit : La 3e part procure moins de plaisir que la première.
Biologiquement, la satisfaction ne dépend pas du volume ingéré — elle dépend :
- De la qualité perçue
- De la variété découverte
- De l’expérience émotionnelle
Un brunch vraiment réussi repose sur :
- La curiosité : goûter, explorer
- L’équilibre : alterner léger et gourmand
- L’écoute des signaux corporels : reconnaître la satiété
S’arrêter au bon moment permet de prolonger le plaisir… au lieu de le saturer.
Réserver son brunch au Solis à Paris

Notre brunch à volonté est disponible tous les samedis, dimanches et jours fériés à partir de 12h30. Nous recommandons de réserver à l’avance, surtout les jours ensoleillés où notre terrasse est très demandée.
- Adresse : 39 Avenue de Wagram, 75017 Paris
- Brunch tous les samedis, dimanches & jours fériés
- Formule brunch à volonté : 59€ par adulte / 35€ par enfant
Réservez directement pour bénéficier d’avantages exclusifs.
Le brunch Solis à Paris 17 est bien plus qu’un simple repas : c’est une parenthèse enchantée au cœur de la ville, une immersion dans la Méditerranée à travers des saveurs authentiques et généreuses.
Que vous soyez amateur de buffet sucré-salé, curieux de découvrir de nouvelles recettes ou simplement en quête d’un bon moment entre amis ou en famille, notre brunch éditerranéen est fait pour vous.
📣 À ne pas manquer
🍽️ Réservez votre table dès maintenant
🎉Privatisez nos espaces pour vos événements
📲 Suivez-nous sur Instagram pour ne rien manquer→ @solisrestaurantparis